jeudi 31 juillet 2008

Le Barack Obama Tour par Charlotte Lepri

Par Charlotte Lepri, chercheuse à l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS). (IRIS, 21 juillet 2008)


C’est une rock star qui depuis ce week-end est en tournée internationale. Afghanistan samedi, Koweït dimanche, Irak lundi, puis Israël, Jordanie, pour finir dans les trois principales capitales européennes, Berlin, Paris et Londres.

Ce déplacement fait déjà l’objet de nombreux commentaires et est très suivi, à la fois par les électeurs américains, les leaders étrangers, les observateurs de la politique américaine et l’opinion publique mondiale, tous impatients de voir comment Obama s’en sort sur la scène internationale.

Si, vue d’Europe, la venue de Barack Obama suscite l’engouement, la tournée internationale du Sénateur de l’Illinois n’en est pas moins périlleuse. Avec la présence de très nombreux médias (les trois présentateurs vedettes de ABC, NBC et CBS sont du voyage, sans compter la presse écrite, américaine et étrangère), Obama n’a pas le droit à l’erreur. Un mot de trop ou un commentaire déplacé raviverait les doutes autour de son inexpérience en matière de politique étrangère. Car c’est bien cela qui est en jeu : réduire la seule avance que McCain à sur lui, à savoir l’expérience sur les dossiers internationaux et la crédibilité à devenir Commander in chief. En effet, pour l’heure, si Barack Obama devance John McCain de 19 points sur l’économie – principale préoccupation des Américains –, 72 % des Américains pensent que le candidat républicain serait un bon commandant en chef, contre 48 % pour le candidat démocrate. On comprend alors l’importance des trois objectifs de la tournée d’Obama : renforcer sa crédibilité sur les questions de politique étrangère et de sécurité nationale, montrer qu’il est prêt à tenir son rôle de commandant en chef et donner un signal au reste du monde sur les changements probables de la politique étrangère américaine s’il est élu.

Aux Etats-Unis, c’est surtout sa visite au Proche et Moyen Orient qui retient l’attention : Afghanistan, Irak, Jordanie et Israël (il rencontrera des représentants de l’Autorité palestinienne en Cisjordanie). Quelques jours après avoir présenté sa vision du monde (1), Obama vient confronter ses analyses (et celles de ses conseillers) à la réalité des faits. Obama est convaincu que la Guerre d’Irak a distrait les Etats-Unis de ce qu’il appelle le « front central de la lutte contre le terrorisme » – les régions qui longent la frontière afghano-pakistanaise où Al Qaida et les Talibans sont présents – et a perverti la politique étrangère américaine, au prix de milliers de vie, de milliards de dollars et d’une dégradation de l’image des Etats-Unis dans le monde.

En Europe, la visite d’Obama sera plus confortable. Quoique… Certes, les opinions publiques occidentales sont d’ores et déjà séduites par Barack Obama. Lorsque John McCain s’était rendu en mars dernier en Europe et au Moyen Orient, sa visite avait été bien moins médiatisée. Cet enthousiasme pour Barack Obama s’explique par plusieurs raisons. La personnalité atypique du Sénateur de l’Illinois suffit à susciter l’engouement. En outre, les Européens sont impatients de savoir qui va succéder à George W. Bush, qui représente pour eux tout ce qu’ils pensent connaître des Etats-Unis : ignorance, unilatéralisme, arrogance, manque d’ouverture – caricatures souvent alimentées par la couverture médiatique de ce pays. Mais surtout, Obama le don de redonner vie au « rêve américain ». Il représente une « Autre Amérique », celle que l’on admire, qui a cette capacité à sans cesse se renouveler et à donner sa chance à chacun.

Mais même si les Européens sont déjà conquis par le phénomène Obama et plébiscitent le candidat démocrate (74% d’opinion favorable chez les Britanniques, 82 % chez les Allemands et même 84 % chez les Français (2)), Obama est loin de faire l’unanimité aux Etats-Unis. Et sa formidable popularité en Europe, si elle n’est toutefois pas un handicap, ne joue pas particulièrement en sa faveur (3).

Dès lors, qu’attendre de Barack Obama si celui-ci est élu en novembre prochain ? Les Européens risquent finalement d’être déçus par sa politique, car il ne faut pas trop compter sur un changement radical. Le prochain Président américain n’infléchira pas de manière fondamentale la politique étrangère de son pays : les intérêts américains continueront à prévaloir.

Le changement prôné par Obama risque en outre d’être minimisé par les évolutions récentes de l’administration Bush sur certains dossiers sensibles à quelques mois de la fin de son mandat. En acceptant de discuter avec les pays de l’ « Axe du mal », en négociant avec la Corée du Nord (Condoleezza Rice doit se rendre à Singapour pour y rencontrer son homologue nord-coréen) ou avec l’Iran (le numéro trois du département d’Etat américain s’est ce week-end assis à la même table des négociations que l’Iran (4)), en laissant présager une réduction des troupes en Irak en septembre prochain, George W. Bush semble modifier son approche et opter pour une politique plus pragmatique et multilatérale, telle prônée par Barack Obama. Certains de ces changements ont été imposés par les évènements récents, d’autres par la constatation (tardive) d’échec de la ligne suivie jusque là. Reste à savoir si cela va renforcer la position de Barack Obama, qui soutient que son approche de la politique étrangère est la meilleure, ou au contraire lui ôter quelques arguments phares de sa campagne.

1 http://www.nytimes.com/2008/07/14/opinion/14obama.html
2 http://pewresearch.org/pubs/900/obama-trip-abroad
3 http://www.timesonline.co.uk/tol/news/world/us_and_americas/us_elections/article4363044.ece
4 Même si la réunion à Genève s’est terminée sans aucun résultat probant, Téhéran refusant toujours d’abandonner son programme nucléaire.

Source : http://www.iris-france.org/Tribunes-2008-07-21.php3

Rencontre Nicolas Sarkozy Barack Obama : conférence de presse






La conférence de presse Obama-Sarkozy : les discours - Le Figaro
La conférence de presse Obama-Sarkozy : les discours - Le Figaro


La conférence de presse Obama-Sarkozy : les questions - Le Figaro
La conférence de presse Obama-Sarkozy : les questions - Le Figaro

mercredi 23 juillet 2008

Réforme des institutions : vers une présidence à l'américaine ?

La réforme institutionnelle est-elle vitale et urgente ? Va-t-elle contribuer à améliorer la vie quotidienne des Français en leur offrant des institutions plus efficaces ? Ou alors, cette réforme ne veut-elle pas plébisciter la première année d’action du Président Nicolas Sarkozy ? Or, force est de constater qu’elle ne s’accompagne pas d’un consensus solide du côté des parlementaires, même au sein la majorité. Rien d’étonnant face à un enjeu aussi politique.

Lire la suite du billet sur contre-feux.com

http://www.contre-feux.com/billets/reforme-des-institutions-vers-une-presidence-a-lamericaine.php

jeudi 10 juillet 2008

Le Caravage, L'Annonciation (v. 1608)

Le Caravage, Annonciation, v. 1608, huile sur toile, 241 x 205 cm, Musée des beaux arts de Nancy.

Cette toile du « peintre maudit » Michelangelo Merisi, dit Le Caravage (1571-1610), appartient aux dernières œuvres léguées par l’artiste. Si la vie du Caravage demeure assez mystérieuse, trois faits de son existence tumultueuse, en raison de sa participation à de nombreuses rixes tout au long de sa vie, sont absolument certains : les documents judiciaires romains de 1600 à 1606, date à laquelle il s’enfuit de Rome accusé de meurtre, condamné à l’exil par le pape Paul V Borghèse ; l’estafilade qu’il reçoit en 1609 à Naples ; et enfin sa mort à Porto Ercole en 1610, à l’âge de trente neuf ans, alors qu’il tente désespérément de retourner à Rome.

Cette annonciation est peinte pendant son dernier périple, de sa fuite de sa prison de Malte à sa mort qui le conduit chez des amis protecteurs de la Sicile à Naples, avant te tenter de rejoindre Rome. Cette œuvre religieuse succède à La décollation de Saint Baptiste réalisée pour l’oratoire de la cathédrale Saint Jean de Malte où il a trouvé refuge pour un temps (1608), L’enterrement de Sainte Lucie, une commande pour une chapelle à Syracuse (1608), La résurrection de Lazare peinte pour un riche négociant de Messine et d’origine génoise Giovan Battista de’ Lazzari (1608), L’adoration des bergers produite pour le maître autel de l’église Santa Maria de la Concezione de Messine (1609).

Elle précède une Nativité avec Saint Laurent et Saint François commandée par le sénat de Palerme pour l’offrir aux franciscains (1609), Salomé avec la tête de Saint Jean Baptiste (1609) offerte au grand maître de l’ordre de Malte Alof de Wignacourt pour apaiser sa colère suite à son évasion de La Valette, voire pour obtenir son pardon, un portrait de Saint Jean Baptiste (1610), pour le cardinal Scipione Borghese, dernier et flamboyant protecteur, qui voyait en cette commande une « monnaie d’échange » pour son intervention auprès de son oncle, le pape Paul V, afin d’obtenir la grâce de sa condamnation à mort, & le Martyre de Sainte Ursule (1610) exécuté pour le prince Marcantonio Doria, fils du doge Agostino Doria…

La datation et les origines exactes de cette annonciation suscitent encore interrogations et débats. Un consensus est établi pour une réalisation entre 1608 et 1610. La ressemblance avec le portrait de Sainte Ursule, dont la date est connue, témoigne qu’il s’agit bien d’une œuvre tardive. En effet, l’artiste semble s’être inspiré du même modèle pour peindre Marie et Ursule. De plus, la composition et les couleurs de la toile sont caractéristiques de la manière tardive du Caravage suivant la fuite de Malte.

Dans la dernière biographie française du Caravage par Gérard-Julien Salvy (Gallimard, 2008, p. 276-277), cette annonciation est évoquée comme une commande du cardinal Ferdinando Gonzaga, dont l’intervention auprès du pape a été déterminante pour obtenir la grâce du peintre. Le tableau (réalisé lors du séjour à Messine ?) serait ensuite offert à la primatiale de Nancy, inaugurée en 1609, par Henri II de Lorraine, qui avait épousé Marguerite de Gonzague, sœur du cardinal commanditaire initial. D’autres origines existent mais aboutissent toutes à la primatiale de Nancy. L’œuvre endommagée et inachevée est généralement datée de 1609.

Les caractéristiques du style tardif du Caravage sont identifiables à travers la toile. Ainsi peuvent être observer, la tendance à aligner les personnages sur un même plan, l’éclat des rouges et de l’or en contrepoint de quelques touches de blanc, la gamme de couleurs où dominent les bruns, avec le contrepoint la tunique bleue de Marie, les accents de lumière sur la tunique de Gabriel...

La composition simple et la conception synthétique, sans accentuation des ombres et avec une répartition des protagonistes selon une ligne diagonale soulignent des choix iconographiques épurés. En conformité avec l’esprit du Concile de Trente, le message apparaît clairement avec austérité. Le retour aux sources de la composition s’accompagne de la disparition de nombreux détails tels la colombe du Saint Esprit, le Livre… Seuls les symboles nécessaires ont été retenus tel le lys, symbole traditionnel de la Vierge. Le décor, limité à un fauteuil et à un lit désordonné, évoque la vie quotidienne de la Vierge. Ainsi l’association profane-sacré facilite l’identification, procédé déjà éprouvé par l'artiste dans sa Madone aux pèlerins (église Saint Augustin, Rome, 1603-1605).

Le clair obscur s’inscrit dans la continuité de Léonard de Vinci (Saint Baptiste), de l’école lombarde et du ténébrisme. La diagonale qui traverse de gauche à droite de haut en bas la toile s’inspire des maniéristes et de Tintoret. Elle aligne l’ange Gabriel dominant la partie supérieure du tableau. Le messager de Dieu reflète la lumière avec sa tenue blanche, couleur de la Vierge et de la pureté.

La lumière vient d'en haut à gauche, comme dans la plupart des Annonciations. Ce qui tranche radicalement avec l'iconographie traditionnelle tient dans le fait que la scène, éclairée comme depuis un soupirail, dévoile au spectateur le divin colloque sous le mode iconoclaste de l'accidentel. Qui plus est, le rayon qui frappe le dos blafard de l'Ange (rosissant seulement au coude) relègue dans l'ombre (hormis l'ourlet de l'oreille) un visage que de nombreux peintres auraient mis, au contraire, un point d'honneur à représenter. Scandaleuse manière de célébrer la rencontre de Marie avec le Verbe pour les détracteurs du peintre, qui, a l'instar de Nicolas Poussin, considéraient que Caravage, décidément, était «venu pour détruire la peinture ». Toutefois, si le visage de Gabriel n’est pas visible, c’est peut-être pour davantage mettre en valeur le visage de la Vierge. En effet, la technique usée ici vise ainsi le spectateur à porter naturellement son attention sur la Vierge. L’absence de figure peut aussi correspondre à une volonté de ne pas peindre le visage de Dieu présent dans la toile et symbolisé par la nuée située en bas à gauche.

En fait, les choix de Caravage traduisent une vision totalement renouvelée du message évangélique. C'est a une petite juive pauvre que rien, à priori pouvait distinguer du commun des mortels, que Dieu s'adresse, arrachant Marie à l'obscur destin qui aurait du être le sien. Cette Annonciation que l’éclairage minimisé de la scène condamne en principe à rester inconnue, brille d'une discrète phosphorescence : bien que dépourvue d'auréole (Caravage ne prise guère ce symbole) le profil de Marie semble échappé de quelque fond doré du Trecento.

L'Ange est donc descendu à la rencontre de la Vierge, confinée dans cette sorte de chambre souterraine, mieux, il s'enfonce vers elle dans cette nuit épaisse où l'humanité s'agite depuis le Péché Originel. Pour Robert Ajami, L'Annonciation de Michelangelo Merisi participe d'une vision symboliste avant la lettre. " Réunis dans un espace indéterminé, Marie et Gabriel, qui se donnent à nous comme des formes gagnées sur l'ambiance enténébrée qui les enveloppe, flottent comme flottent les images charriées par les rêves. Or, si nous pouvons immédiatement mettre un nom sur la scène en question, nous ne savons que penser de la nature de la représentation proprement dite. Doté d'ailes dont la substance n'est qu'une reformation de l’image qui l'accompagne, Gabriel est-il autre chose que le songe de Marie ? Dans la plus pure tradition de l'esprit baroque. Marie rêverait ainsi qu'elle s'est levée (le lit à l'arrière plan est défait) pour recevoir le messager céleste. A moins que ce ne soit, au contraire, Gabriel qui "invente" ici Marie, sommée d'apparaître entre les obliques que constituent son bras et le linge domestique étalé sur la corbeille d'ouvrage, au sol... " (http://www.faisceau.com/ann_cara.htm )

Le dramatisme domine la toile, souligné par le style tardif du peintre, par la tristesse existentielle et l’acceptation muette du destin, et par un pessimisme ambiant qu’aucune lueur d’espoir ne vient soulager. L’effet de dramatisation est renchéri par la concentration dans l’image des trois moments clés du christianisme : l’annonciation, l’incarnation et la passion. Cette simplification s’inscrit dans le cadre du développement d’une religion du sensible, conséquence des réformes qui ont touché la chrétienté occidentale au XVIe siècle. Selon Daniel Arasse, dans la version picturale du Caravage, "la structure repose sur le contraste violent de la lumière et de l’ombre et sur l’équilibre dynamique des corps. Aucune construction géométrique de l’espace ne vient plus cadrer la composition. La force de rupture de la révolution caravagesque est d’autant plus sensible qu’on y retrouve de nombreux éléments élaborés par les peintres du XVIe siècle. La Renaissance est terminée " (L’Annonciation italienne, 1999).

Suite au 400e anniversaire de la mort du peintre, une exposition rétrospective a été organisée à Rome aux Ecuries du palais du Quirinal. A cette occasion la toile de l'Annonciation, concluant l’exposition, a été restaurée. Cet anniversaire a donné lieu à de nombreuses publications. En langue française, nous retiendrons celle de Rossella Vodret, l'une des commissaires de cette exposition exceptionnelle (Caravage, 2010, Milan, Silvana Editoriale, 216 p.). A paraître prochainement sur ce blog un post complémentaire.

Retrouvez également sur ce blog, la présentation d’une autre Annonciation dans le post du 14 mars 2008 intitulé "D.G. Rossetti Ecce Ancilla Domini (1850)"

samedi 5 juillet 2008

Back To Fundamentals [French Touch Part. 2]

La french touch désigne la musique électronique française dans sa capacité à innover et à créer. Techno, house, trance, garage… les artistes prodiges de la french touch mêlent les genres, qu’ils mixent dans les clubs, s’essayent à la production ou composent leurs propres albums. Parfois méconnus en France, ils sont devenus de véritables porte-parole à l’étranger, remplissant les lieux les plus à la mode de la planète grâce à un son universel et à des tubes souvent en anglais. Symboles d’une certaine " classe " à la française, stars de l’ombre ou meilleurs amis des VIP, ces maestros de la musique électronique hexagonale ont permis de faire connaître un courant jusque-là réservé à des initiés.

En 1995, le mouvement prend véritablement son essor avec la sortie de l’album Boulevard de Saint Germain, au son Acid jazz et house minimale, encensé par la presse britannique. L’année suivante, Daft Punk internationalise la renommée de la french touch avec la sortie de l’album Homework (1997) au son électro-rock saturé et entêtant. Avançant toujours masqués (ils n’ont jamais montré leur visage), ils ont su, par leur rareté, construire un véritable mythe autour de leur musique. Leur premier album Homework reste le plus gros succès mondial de la musique électro hexagonale (2 millions d’exemplaires vendus à travers le monde). 1998 est souvent considérée comme l’apogée de la french touch avec le titre Music Sounds Better With You de Stardust. Dans la foulée, de nombreux artistes participent à cette explosion : Etienne de Crécy, Cassius, Alex Gopher, Bob Sinclar, David Guetta, Dimitri From Paris…

Voici la playlist des titres et des artistes de la French Touch qui ont marqué ma culture musicale à cette époque. Bonne écoute à tous...

Daft Punk Da Funk

Dimitri From Paris Sacré Français !

Modjo Lady (Hear Me Tonight)

Supermen Lovers Starlight

Stardust The Music Sounds Better With You


Bob Sinclar I Feel For You

David Guetta Just A Little More Love (ici proposé dans un remix plus tardif)

Salome de Bahia Outro Lugar


mercredi 2 juillet 2008

Le duel Barack Obama - John McCain

Le candidat démocrate à la Maison Blanche, Barack Obama, devance son adversaire républicain, John McCain, dans quatre Etats que les stratèges considèrent comme parmi les plus disputés pour l'élection présidentielle, selon un sondage publié jeudi 26 juin et réalisé par l'université de Quinnipac.

Dans le COLORADO, le sénateur de l'Illinois arrive en tête avec 49 % des voix contre 44 % à M. McCain.

Dans le MICHIGAN, Barack Obama obtiendrait 52 % des votes contre 39 % pour John McCain.

Dans le MINNESOTA, il est crédité de 54 % des voix contre 37 %.

Enfin dans le WISCONSIN, 52 % des électeurs seraient prêts à lui apporter leurs suffrages, contre 39 % à M. McCain.

En cliquant sur le visuel ci-dessous, vous accéderez aux résultats des sondages réalisés par Gallup, Rasmussen et CBS News.





Quantum Of Solace : Behind The Scenes



Quantum Of Solace