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vendredi 21 janvier 2011

Rome XXI : le MACRO et le MAXXI

Ouverture du MACRO

Site du Musée d’art contemporain de Rome (MACRO) : http://www.macro.roma.museum/

Ballade improvisée avec Odile Decq, l’architecte du nouveau MACRO

Ouverture du MAXXI et du MACRO à Rome

Présentation du MAXXI

http://www.youtube.com/watch?v=vro18QoJ_7s&feature=fvw

samedi 16 mai 2009

"Arrivederci, Roma"

Paroles: Pietro Garinei & Sandro Giovannini, pour la version italienne ; Fernand Bonifay & Roland Berthier pour la version française ; Carl Sigman pour la version anglais. Musique: Renato Rascel.

Titre original : "Arrivederci, Roma"

Chanson publiée en 1955

Interprètes: Tino Rossi (1956), Mario Lanza (1958), Nino Rota (1959), Nat King Cole, Dean Martin (1962 ?), Connie Francis (1959), Lucienne Delyle, Christophe (1983), Bobby Solo (1979) …


Mario Lanza & Luisa Di Meo, "Arrivederci, Roma"

Extrait du film Seven Hills of Rome – Arrivederci Roma – Les sept collines de Rome (1958)

Une comédie italo-américaine réalisée par Roy Rowland (1h44)

Scène tournée en extérieur Piazza Navona


Nino Rota, "Arrivederci, Roma"

Bande originale du film La Dolce vita (1959)

Scène tournée en studio avec pour décor les thermes de Caracalla

http://www.youtube.com/watch?v=O_goni1Y-WY (extrait de la B.O.F. à 1’55 du clip)


Dean Martin (de son vrai nom : Dino Paul Crocetti) "Arrivederci, Roma (Goodbye To Rome)"

(1962 ?) et autres versions


Les paroles évoquent des thèmes récurrents célébrant la Ville éternelle au cinéma ou dans la chanson : sa douceur de vivre, ses caractères onirique et romantique…


Paroles en Italien

T'invidio turista che arrivi,
t'imbevi de fori e de scavi,
poi tutto d'un colpo te trovi
fontana de Trevi ch'e tutta pe' te!

Ce sta 'na leggenda romana
legata a 'sta vecchia fontana
per cui se ce butti un soldino
costringi er destino a fatte tornà.

E mentre er soldo bacia er fontanone
la tua canzone in fondo è questa qua!

Arrivederci, Roma...
Good bye...au revoir...
Si ritrova a pranzo a Squarciarelli
fettuccine e vino dei Castelli
come ai tempi belli che Pinelli immortalò!

Arrivederci, Roma...
Good bye...au revoir...
Si rivede a spasso in carozzella
e ripenza a quella "ciumachella"
ch'era tanto bellae che gli ha detto sempre "no!"

Stasera la vecchia fontana
racconta la solita luna
la storia vicina e lontana
di quella inglesina col naso all'insù

Io qui, proprio qui l'ho incontrata...
E qui...proprio qui l'ho baciata...
Lei qui con la voce smarrita
m'ha detto:"E' finita ritorno lassù!"

Ma prima di partire l'inglesina
buttò la monetina e sussurrò:

Arrivederci, Roma...
Good bye...au revoir...
Voglio ritornare in via Margutta
voglio rivedere la soffitta
dove m'hai tenuta stretta stretta accanto a te!

Arrivederci, Roma...
Non so scordarti più...
Porto in Inghilterra i tuoi tramonti
porto a Londra Trinità dei monti,
porto nel mio cuore i giuramenti e gli "I love you!"

Arrivederci, Roma...
Good bye...au revoir...
Mentre l'inglesina s'allontana
un ragazzinetto s'avvicina
va nella fontana pesca un soldo se ne va!
Arrivederci, Roma!


Paroles en Français

Arrivederci Roma
Good bye et au revoir
Je n'oublierai jamais tes arènes
La douce fraîcheur de tes fontaines
Qui chantent l'amour sous ton ciel bleu
Ensoleillé

Arrivederci Roma
Good bye et au revoir
J'emporte avec moi tes ritournelles
Le gai tourbillon de tes ruelles
Et la douceur infinie de tes nuits
Parfumées

Dans le patio calme et tranquille
Ce soir, je suis venue rêver
La lune brille et, sur la ville,
Tous les feux de la nuit se sont mis à danser
Je vais quitter celui que j'aime
Et que j'aimerais pour la vie
Soudain, mon cœur a de la peine
En pensant que, bientôt,
Je serai loin d'ici

Arrivederci Roma
Good bye, ce soir je pars
Sous d'autres cieux, le destin m'appelle
Mais je te serai toujours fidèle
Je garde cachés nos souvenirs
Au fond de moi.

Arrivederci Roma
Pourtant, je sais qu'un jour
Des millions de cloches à la ronde
Sonneront le plus beau jour du monde
Quand je reviendrai vers le bonheur,
L'amour, la joie
Arrivederci Roma

lundi 19 mai 2008

Rome au cinéma

Audrey Hepburn dans Vacances romaines (1953)… Piazza di Spagna, la Trinité des Monts, décor baroque pour une pause gelati



Rome est, avec New York, Paris, une des villes les plus filmées au cinéma.

Le septième art a beaucoup contribué à la mise en place d’une image mentale universelle de Rome. Parmi les paysages romains les plus célèbres, peuvent être cités : l’escalier de la piazza di Spagna où Joe Bradley, un journaliste américain (Grégory Peck), rencontre la princesse Anne en fugue (Audrey Hepburn) dans Vacances romaines, la fontaine de Trevi, décor baroque accentuant la vie mondaine et parfois exubérante des stars et des paparazzi dans la Dolce Vita, plus récemment, le Colisée avec ses arches dans Gladiator de Ridley Scott, la piazza della Rotonda avec le Panthéon et ses terrasses propice aux rencontres amoureuses dans Ocean’s Twelve, et les ballades en Vespa de Nanni Moretti...

Le grand écran a ainsi participé activement à la définition et à la diffusion de paysages romains mondialement connus, en même temps porteurs des valeurs occidentales, souvent à travers le filtre de la société italienne. Ils diffusent également le mode de vie de la péninsule italienne, la dolce vita

Rome au cinéma : filmographie sélective

[1] Rome, ville ouverte, Roberto Rossellini (1944)

[2] Le voleur de bicyclette, Vittorio De Sica (1948)

[3] Vacances romaines, William Wyler (1953)

[4] Un Américain à Rome, Steno (1954)

[5] Ben Hur, William Wyler (1959)

[6] La dolce vita, Federico Fellini (1960)

[7] L’éclipse, Michelangelo Antonioni (1962)

[8] Mamma Roma, Pier Paolo Pasolini (1962)

[9] Les monstres, Dino Risi (1963)

[10] Fellini Roma, Federico Fellini (1972)

[11] Nous nous sommes tant aimés, Ettore Scola (1974)

[12] Affreux, sales et méchants, Ettore Scola (1976)

[13] Une journée particulière, Ettore Scola (1977)

[14] Les nouveaux monstres, Dino Risi (1978)

[15] La Terrasse, Ettore Scola (1980)

[16] Roma aeterna, Marcel Carnet (1983)

[17] Journal intime, Nanni Moretti (1993)

[18] Aprile, Nanni Moretti (1998)

[19] Gladiator, Ridley Scott (2000)

[20] Gente di Roma, Ettore Scola (2004)

[21] Ocean’s Twelve, Steven Soderbergh (2004)

[22] Manuele d’amore (Leçons d’amour à l’italienne), Giovanni Veronesi (2005)

[23] Romanzo Criminale, Michele Placido (2006)

lundi 12 mai 2008

Rome pendant les années de plomb

Le 9 mai 1978, Rome connaît l’une des pages les plus sombres de son histoire. Le corps d’Aldo Moro, ancien président du Conseil et artisan du compromis historique, est retrouvé sans vie après 55 jours de captivité dans le coffre d’une voiture, via Caetani, à mi chemin des sièges de la DC et du PCI. Images d'archives :

http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&id_notice=DVC7808112201

Depuis la fin des années 1960, un mouvement social de grande ampleur secoue l’Italie. Dans ce contexte débute les années de plomb (fin des années soixante - début des années 1980), période où les luttes sociales se doublent d'une violence politique. La capitale de l'Italie est touchée par cette radicalisation extrême de la vie politique. L’affrontement entre l'extrême gauche et l'extrême droite est y particulièrement dur, le terrorisme marque longtemps la vie quotidienne. C'est à Rome que se déroule l'épisode le plus sanglant, symbole du climat de ces années de plomb : l'enlèvement d’Aldo Moro et son assassinat.

Juriste confirmé, professeur de droit à l'université « La Sapienza », ancien ministre, il est président du Conseil de cinq gouvernements de centre-gauche, de décembre 1963 à juin 1968, puis à nouveau de novembre 1974 à avril 1976. Mais jamais il ne parvient à diriger une coalition issue du Compromis historique. Il est un excellent médiateur, qui souhaite rapprocher son parti, la Démocratie Chrétienne (DC) du Parti Communiste (PCI). Sans une coalition entre les deux forces, le pays demeure ingouvernable.

Le 16 mars 1978, au lendemain des élections législatives, Aldo Moro se rend au Parlement, pour le débat d'investiture du nouveau chef de gouvernement, Giulio Andreotti. Doit être alors signé le « compromesso storico », un compromis historique qui accorde un droit de regard des communistes sur chaque action entreprise par le nouveau gouvernement.

Aldo Moro est accompagné par cinq gardes du corps. Le cortège arrive via Fani, un carrefour désert de Rome. Devant eux, une voiture freine brusquement. En surgissent des hommes déguisés dans des costumes de la compagnie aérienne Alitalia. Ils abattent les gardes du corps et emmènent le chef de la DC. Seuls deux témoins ont assisté à la scène qui n'a duré qu'une poignée de secondes. Leurs indications ne restent que très limitées.

Les ravisseurs attendent 48 heures avant de revendiquer leur acte. Il s'agit des Brigades Rouges, un groupe terroriste d'extrême gauche. Le samedi 18 mars, il laissent, dans une cabine téléphonique du centre de Rome, leur communiqué n°1 : Aldo Moro est détenu dans une « prison du peuple » et il sera jugé.

La police et l'armée mobilisent alors 30 000 hommes. Perquisitions, contrôles d'identités, barrages se multiplient mais les résultats sont nuls. Durant les 55 jours que va durer l'affaire Moro, ce sont les Brigades rouges qui mènent le jeu. Les terroristes alternent l'envoi de communiqués et les moments de silence. Des silences qui laissent la porte ouverte à toutes les hypothèses, brouillant ainsi les pistes de la police. Aldo Moro, la victime, va lui-même devenir acteur dans les prises de contact. Il écrit des lettres, beaucoup de lettres : au gouvernement, à sa famille et même au Pape. Il supplie l'Etat de répondre aux revendications des Brigades : à savoir, relâcher treize des leurs. Mais l'Etat doute de la véridicité de ces lettres. Pas la famille, qui réclame des négociations. En vain.

Le dernier communiqué des Brigades est daté du 5 mai 1978. La « conclusion » annonce une exécution prochaine. Le 9 mai, la police retrouve le corps d'Aldo Moro dans le coffre d'une voiture garée via Caetani. Le véhicule se trouve à égale distance du siège du parti communiste et de celui de la démocratie chrétienne… Dans l'après-midi, Francesco Cossiga, le ministre de l'Intérieur, donne sa démission. Les deux mois qui se sont écoulés ont démontré l'impuissance de sa police.

Le lendemain des funérailles d'Aldo Moro, sont organisées des élections partielles (il faut renouveler 816 conseillers municipaux). La démocratie chrétienne réalise alors son meilleur score jamais atteint. Plusieurs années après cet enlèvement, la lumière n'a jamais vraiment été faite sur les détails du rapt. Les procès, les interrogatoires se sont enchaînés. La veuve, Leonora Moro, a soutenu devant le juge que « ceux qui étaient aux différents postes de commande du gouvernement voulaient l'éliminer ».

Début février 2008, France 5 a diffusé un documentaire dans lequel, pour la toute première fois, est révélé officiellement que le gouvernement italien a sacrifié l'ancien premier ministre, séquestré par les Brigades rouges en 1978 (H. Artus). Chronique de la défaite des Brigades Rouges -empêtrées dans leur propre logique- autant que du tournant fatal de la crise italienne, le film d’Amara éclaire la seule ombre qui restait autour de la mort d’Aldo Moro.

Extraits de Les Derniers jours d’Aldo Moro documentaire d’Emmanuel Amara.

Bibliographie :

ATTAL F., Histoire de l’Italie de 1943 à nos jours, Paris, A. Colin, 1995.

BRICE C., Histoire de Rome et des Romains de Napoléon Ier à nos jours, Paris, Perrin, 2007.

Liens internet :

« Aldo Moro » in Wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/Aldo_Moro

ARTUS H., « Pourquoi le pouvoir italien a lâché Aldo Moro ? » in Rue89, 6 février 2008 : http://www.rue89.com/cabinet-de-lecture/pourquoi-le-pouvoir-italien-a-lache-aldo-moro-execute-en-1978

Documentaire :

Les Derniers jours d’Aldo Moro documentaire d’Emmanuel Amara (Sunset presse / France 5) - samedi 9 février 2008 à 13h55 - France 5.

vendredi 2 mai 2008

Les Romains optent pour l'alternance

Rome, place du Capitole : façade du palais sénatorial aujourd’hui la mairie de Rome et la statue équestre de Marc Aurèle (photographie personnelle, février 2003).


Si la victoire de la droite à Rome aux élections municipales de 2008 est un symbole assez fort, portant un coup dur au pari de recomposition de la gauche entrepris par l’ancien maire Walter Veltroni, elle n’en demeure pas moins un signe de bonne santé démocratique de la capitale italienne.

Le premier tour des élections administratives (élections municipales et provinciales) s’est superposé aux élections générales (députés et sénateurs) des 13-14 avril 2008 qui ont donné la victoire à la droite de Silvio Berlusconi. Le second tour des scrutins locaux s’est déroulé quinze jours après. Dans la Ville éternelle, le taux de participation du second tour de ces élections municipales s'est élevé seulement à 63% contre 73,5% au premier tour, selon l'agence Ansa. Les habitants de l’Urbs ont été nombreux à déserter la capitale à l'occasion d'un week-end ensoleillé.

A l’issue du scrutin, les Romains ont opté pour l’alternance à l’image des résultats des élections générales. Ils ont élu pour maire Gianni Alemanno offrant ainsi pour la première fois depuis l’instauration de l’élection au suffrage direct en 1993 le Capitole (c’est-à-dire la mairie) à la droite. La défaite est d’autant plus cuisante pour la gauche que les Romains semblent avoir ainsi désavoués leurs deux anciens maires Francesco Rutelli et Walter Veltroni.

La gauche romaine n’a pas su mobiliser son électorat déçu de l’alternance au niveau national et en raison du beau temps également. Il faut ajouter que le candidat en lice a déjà occupé le mandat de maire de Rome entre 1993 et 2001. Les Romains (vexés ?) n’ont peut-être pas voulu d’un maire capable d’abandonner une nouvelle fois son fauteuil pour des ambitions nationales. En effet, Francesco Rutelli, vice-premier ministre et ministre de la Culture dans le gouvernement sortant de Romano Prodi, a quitté sa fonction en 2001 pour conduire la campagne des élections générales de mars 2001 et porter les couleurs du centre gauche contre Silvio Berlusconi, tout comme Walter Veltroni, maire de Rome de 2001 jusqu’à sa démission en 2008 pour mener également la campagne de la gauche rassemblée autour du PD contre le PDL de Silvio Berlusconi aux élections générales d’avril.

Une question s’est peut-être posée aux habitants de la Ville éternelle : Francesco Rutelli pouvait-il faire mieux que lors de son précédent mandat ? Entre 1993 et 2001, il a mené une politique de relance de la capitale italienne, redorant son image au plan national. Une restauration du rapport de confiance entre les habitants et la mairie s’est progressivement opérée. Ancien écologiste, Francesco Rutelli a décidé de faire de Rome une vitrine pour le XXIe siècle. Un programme de lutte contre les problèmes de circulation, aujourd’hui partiellement résolu, a été établi. Les mesures phares ont été l’élargissement de la zone à trafic limité grâce à un contrôle électronique des entrées et des sorties qui a constitué une première européenne copiée ensuite par d’autres capitales, et une offre des transports renforcée et diversifiée (bus, tramways). Dans le contexte de l’organisation du jubilé de l’an 2000, l’Urbs s’est transformée en un immense chantier. La valorisation du patrimoine culturel (historique et artistique) a été une source de richesse et d’emplois. « La culture n’est plus seulement un héritage du passé, elle devient un facteur d’identité contemporaine » (Francesco Rutelli, 1999). Le nouveau dynamisme économique ne s’est d’ailleurs pas limité au seul secteur du tourisme (rapport Censis 2006). Ce renouveau de la capitale s’est prolongé sous son successeur Walter Veltroni.

Toutefois, l'insécurité a été, avec la crise du logement, le thème dominant des derniers jours de la campagne pour le second tour. Preuve que les préoccupations des Romains auraient évolué ces dernières années ? Depuis les années 1980, la capitale italienne est confrontée à des flux migratoires inédits, désormais en provenance majoritairement de l’étranger. En 2004, Ettore Scola réalise Gente di Roma et s’interroge sur les formes d’intégration et d’exclusion à Rome. Les rapports entre les Romains et les « extra-communautaires » (les étrangers) sont scrutés. Il en ressort que les Romains tolèrent assez bien ces communautés, non par intégration, mais par indifférence.

Augmentation de la proportion de la population immigrée, visibilité accrue dans la ville, mais évolution aussi dans la répartition des communautés présentes constituent une réalité à laquelle les habitants de la Ville éternelle sont confrontés dans une conjoncture de difficultés économiques et sociales. Les Roumains constituent désormais la première minorité (60 000 personnes, soit un tiers des immigrés romains [Brice, 2007]). Cette population roumaine est particulièrement visible en raison de la mendicité pratiquée par les enfants dans les rues.

L’actualité récente a ravivé certaines peurs. Deux viols commis entre les deux tours à Milan et à Rome pour lesquels sont poursuivis un Egyptien et un Roumain ont contribué à durcir la bataille opposant les deux candidats, la droite reprochant à la gauche son laxisme en matière de criminalité et d'immigration.

La droite a profité de ce contexte pour s’installer au Capitole. Le passé d’ancien membre militant postfaciste du nouveau maire, Gianni Alemanno, ancien ministre de l’agriculture sous Berlusconi II, ne menace en rien le fonctionnement de la démocratie à Rome. Toutefois, la récente déclaration du nouveau maire proposant d’armer la police municipale interroge sur la politique menée prochainement par la municipalité. La valorisation du patrimoine va-t-elle céder une partie de ses crédits face aux dépenses visant à la lutte contre l’insécurité ? La Fête internationale du Cinéma, véritable atout pour ancrer la Ville éternelle dans la mondialisation culturelle, n’est-elle pas menacée ? Sentiment renforcé suite à l’annonce de n’y présenter que des films italiens. Fille aînée du cinéphile Walter Veltroni, la Fête du cinéma a perdu son plus important défenseur à la tête du Capitole, d’autant que les nouvelles dates annoncées pour l’édition de 2008 la placent en concurrence directe avec les autres festivals mondiaux.

Bibliographie :

- BRICE C., Histoire de Rome et des Romains de Napoléon Ier à nos jours, Paris, Perrin, 2007.

- « La capitale de l’an 2000 », interview de Francesco Rutelli, in L’Histoire, n°234, juillet-août 1999, pp. 106-107.

Voir Post du 21 avril 2004 : Recompositions politiques en Italie.


dimanche 6 avril 2008

Rome, capitale de la chrétienté

Basilique Saint Pierre, la coupole de Michel-Ange. Détail de l’intérieur. Photo personnelle 19 avril 2007.